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Publié par I.R.C.E. - Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe - Une nouvelle vision européenne

L'I.R.C.E. était invité récemment à Paris à deux colloques informatifs et pédagogiques sur la zone euro

"Quelle gouvernance pour la zone euro" organisé par le Conseil d'Etat le 10 février 2016 présidé et animé par Michel BARNIER, ancien commissaire européen, avec la présence d'Enrico LETTA, ancien président du Conseil des ministres italien, Nikolaus MEYER-LANDRUT, nouvel ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne à Paris et Dominique SEUX, Directeur délégué de la rédaction des Echos,

" zone euro : comment aller plus loin", organisé par la Commission européenne à paris le 21 mars 2016 (voir intervenants en PJ dont Marco BUTTI, DG d'ECFIN) -débat sur l'avenir de l'Union Economique et Monétaire

L'occasion était aussi d'échanger avec nos confrères présents, certains responsables et les autres auditeurs

Pour certains, l'Euro est un trésor, surtout pour les entreprises, pour les autres l'euro est un échec, pour certains il faut s'occuper de renforcer la zone euro, pour d'autres le sujet interne n'existe plus et il faut s'occuper de la zone non euro, pour certains le fédéralisme est un danger alors que pour d'autre il faut le renforcer. Mais d'une façon générale, pour s'en sortir le constat est que l'Europe avance en temps de crise mais qu'il faudrait le faire en période normale, que les pays membres de la zone euro ont peut-être sous-estimé leurs obligations, que deux groupes semblent se former entre d'une part les pays convaincus et de l'autre les suiveurs, que tous les 10 ans un pays européen quitte la gouvernance économique mondiale, qu'il convient de faire avancer les bases juridiques avec la réalité que les constitutions nationales et européennes sont différentes et que le problème est LE Conseil européen dont les dirigeants ne se voient qu'une fois par mois, qu'il convient d'avancer avant que les Etats-Unis ou la Chine désormais ne nous dicte notre conduite; qu'il convient de réaliser un Union bancaire, l'union économique et l'union budgétaire, un système de garantie de dépôt commun et une union des marchés de capitaux pour recycler les flux entre pays, que les différents modèles dans le monde sont des exemples sans forcément être applicables à l'Union européenne, sans oublier que nous devons être bienveillant avec la Grèce, historiquement berceau de l'humanité européenne mais également de la monnaie...

***

Au delà des discours plutôt académiques et politiques, prenant la parole comme souvent à ces occasions, le président de l'I.R.C.E. a réaffirmé certaines idées et constats suite à nos travaux :

- que le problème n'était pas l'Euro avec tous les éléments de stabilité qu'il a apportés (taux d'intérêts, stabilisation des économies...) car il fonctionnait bien avant d'être dans notre poche mais ce fut le passage à l'euro avec l'aspiration trop rapide du référentiel de l'unité d'euro et l'oubli des centimes avec ses conséquences de digestion de plusieurs inflations

- qu'en terme de fonctionnement, la planche à secousse "normale" du risque de BREXIT britannique est un bon moyen de se poser les bonnes questions mais que nous avons rappelé aux Britanniques qu'il n'était pas correct de faire de prosélytisme aux pays encore non euro qui voudraient y rentrer

- que la TVA est un outil de régulation budgétaire que les pays doivent pouvoir conserver

- qu'une fois de plus, personne n'a apparemment la même vision du fédéralisme et qu'il serait important de clarifier chaque option à chaque discours

- qu'en terme de gouvernance, la zone euro mériterait voir apparaître des "groupes de cohérence de maturité" entre pays avec un endiguement des risques de propagation de crises et un nivellement vers le haut dans une politique générale d'ensemble, idée partagée également avec certains députés européens rencontrés à Strasbourg mais considérée en séance comme une politique de plus de stratégie des cercles qui n'apporte rien

- que, pour revenir sur le titre, l'économie n'est pas que l'euro, plutôt compétence financière et que les projets notamment industriels dans une même monnaie peuvent donner exemple pour alimenter une vraie politique industrielle

- qu'un système d'euro obligation or pourrait consolider les réserves (voir articles)

- qu'il convient de revoir la gouvernance générale des institutions et le projet européen dans un dispositif plus clair et simplifié, avec un vrai exécutif permanent, législatif renforcé à deux chambres comme la majorité des pays, et une Commission revenant à des prérogatives d'administration et de gestion sans jouer le double rôle exécutif et législatif exercé par la Commission

Nous vous rappelons ci-après un certain nombre d'articles édités dans "politiques européennes"

FC

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