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Publié par I.R.C.E. - Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe - Une nouvelle vision européenne

Le Président Recep Tayyip ERDOGAN reprend la main dans son pays après le putsch manqué, pour certains "organisé", et critique l'occident et notamment les Etats-Unis qui hébergent un prédicateur, de "soutenir les putschistes et les terroristes".

Nous pouvons désormais dire que nous l'avions déjà entendu lors du dîner avec l'Ambassadeur de Turquie en France en début d'année, au sujet des armes fournies au Kurdes, en réponse à la question du double jeu que certains parlementaires européens et français constataient sans être venus poser la question eux-mêmes, et ce sans répondre par contre à certaines questions clés sur l'intégration, qui font pourtant débat à l'intérieur de l'UE actuellement.

L'opinion publique est divisée de la même façon que généralement : une grande majorité s'offusque, les industriels ne veulent pas de vagues pour sauvegarder leurs affaires et les nationalistes de toutes natures applaudissent tant qu'il n'y a pas d'impact dans leur vie. Reste à savoir si les fédéralistes Européens ne sont-ils pas envieux d'un tel homme fort qui leur fait défaut.

Mais qui peut en fait se porter en chevalier blanc considérant que même la France est condamnée régulièrement, surtout en ce moment par la cour européenne des droits de l'homme pour atteinte aux libertés, et par la Commission qui juge que ni elle ni l'Europe ne sont en guerre, ne justifiant pas certaines dispositions tout en acceptant le dépassement budgétaire pour les financer.

Par ailleurs, après s'être excusée en séance pour avoir abattu l'avion de chasse russe, événement qui pourtant avait donné des sueurs froides à tous les partenaires de l'OTAN, reconnaissant néanmoins un certain courage, la Turquie semble se rapprocher désormais de la Russie, avec une rencontre prochaine entre les deux dirigeants, impossible à imaginer en début d'année, pour mener le même combat de lutte contre le terrorisme et d'affirmation de la légitimité de l'autorité de l'Etat.

Madame MOGHERINI, qui ne nous a pas répondu sur sa politique de voisinage, va sans doute verser une autre larme cette fois pour la remise en cause des accords avec la Turquie pour les migrants sauf si cette fois la vague se tarit.

A quel jeu jouons-nous ? Sans doute un nouveau dossier pour le déceler à la suite des "Regards sur la crise en Ukraine".

FC

crédit LE POINT

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