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Publié par I.R.C.E. - Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe - Le Think et Do Tank des dynamiques européennes

Le président de l'IRCE était invité à l'Ambassade d'Allemagne sur  le thème "numérisation, mondialisation et accès financier pour tous : autant de défis pour les acteurs financiers dans la nouvelle union bancaire et des marchés de capitaux de l'Union européenne) 

le 23 janvier , en présence de M. Helmut Schleweis, président de l'association allemande des caisses d'épargne, et de M. Jean Lemierre, président du Conseil d'administration de BNP Paribas

 

Le président de l'IRCE était invité à l'Ambassade d'Allemagne sur  le thème "numérisation, mondialisation et accès financier pour tous : autant de défis pour les acteurs financiers dans la nouvelle union bancaire et des marchés de capitaux de l'Union européenne) 

le 23 janvier , en présence de M. Helmut Schleweis, président de l'association allemande des caisses d'épargne, et de M. Jean Lemierre, président du Conseil d'administration de BNP Paribas, animateur (identité non retenue)

(commentaires FC, ancien auditeur financier et notamment des marchés organisés du Crédit Agricole)

Le même service semble coter 20€ à la BNP et 8€ en Allemagne (il aurait sans doute été plus judicieux de comparer les mêmes structures par ex BNP et une banque privée ou CBPCE en France et Sparkasse en Allemagne)

La transformation du système bancaire européen (nécessaire) est enclenché, comme au Japon depuis 30 ans mais il reste en Allemagne 1700 banques, France 780 avec BPCE fin 90, Espagne 280…

En Allemagne, (comme d’ailleurs en France dans le réseau mutualiste où les régions sont relativement autonomes et détiennent le siège), les prestations peuvent être différentes avec des prix différents. Sparkasse est fédérale depuis 200 ans avec inclusion financière, mandat de droit public, garantissant l’accès au service bancaire et pas toujours rentable, les décisions sont locales mais avec une obligation de coopération (idem France), c’est un réseau et non un groupe, banque adaptée aux PME, part de marché de 30 à 50% dont 70 d’artisans. Il n’y a pas forcément trop de banques en Allemagne ni de volonté de rationalisation du fait du besoin de proximité voulue par le client. Réflexion en cours sur la concurrence des GAFA. L’Europe ne doit pas être dépendante des banques américaines ou chinoises (on retiendra l’entretien avec l’Ambassadeur de Luxembourg qui se disait première place bancaire chinoise en Europe et les accueillait favorablement). Les GAFA ont des licences bancaires mais il y a un besoin de régulation. Ne pas limiter les marchés, garantie de dépôt 100 000 euros depuis 2015, culture allemande particulière, réfléchir de façon orientée mais sans obligation

En France, les banques différentes se parlent, le marché allemand est une priorité pour BNP avec une difficile concurrence des caisses d’épargne sans être pour autant en concurrence directe. 70% des revenus de BNP avec les Allemands sont réalisés en dehors d’Allemagne pour les opérations d’export et le corporate européen (marché protégé ?, partage de marché peut-être identifié ? faut-il finalement concurrencer les Sparkasse en Allemagne ?). Attrait du compte Nickel pour les interdits bancaires. Attention aux systèmes de paiement des GAFA, trouver le bon équilibre entre technologie et contact toujours demandé en France mais plus sophistiqué (reste la question de la tranche d’âge et du lieu considéré ville ou campagne). A Paris, on trouve une agence par station de métro. La protection des données à un coût, les GAFA vendent les données et peuvent proposer un service moins cher (on rappellera que seule la France est très protectrice, les autres pays ont suivi la RGPD mais sont plutôt en faveur de la valorisation des données). Il conviendrait de créer un GAFA européen et demander une réciprocité à la Chine et aux Etats-Unis. Un débat existe à Bruxelles pour la rémunération de la propriété intellectuelle. L’Union bancaire est une belle réalisation mais il reste à réduire les fragmentations dans la zone euro où les liquidités ne circulent pas (cf propositions IRCE d’identifier trois groupes d’économies afin de limiter le risque de pollution avec objectifs réalistes et réalisables dans chaque groupe), il conviendrait de faire fonctionner la titrisation en France (apparemment la législation française réduirait d‘ailleurs les risques), et assainir le système bancaire européen (…)

Questions qui n’ont pu être non posées et sujets non abordés : quid de la concurrence des assureurs ? des opérateurs téléphoniques – Orange est devenu une banque ? Quid du fait que la BCE contrôle les banques qui prêtent aux Etats qui ne les contrôlent pas, pourtant objectif à atteindre un moment donné au sein de l’Union ? Quid de la nouvelle séparation des banques de dépôt et d’affaires qui semble être abandonnée avec compromis trouvé ? Pourquoi pas une interdépendance entre banques et GAFA, comme avec la Chine qu’il semble difficile à arrêter mais plutôt à canaliser ?

Préparation envisagée d’un événement IRCE sur les relations d’imbrication banque industrie franco-allemandes et sur la titrisation

PDJ  "numérisation, mondialisation et accès financier" , AMBASSADE D'ALLEMAGNE
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