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Publié par I.R.C.E. - Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe - Une nouvelle vision européenne

Pour une fois, Donald TRUMP a fait ce qu'il avait dit : il se retire des accords de la COP21 qui avaient fait verser quelques larmes mais qui, souvenons-nous n'avaient pas non plus été très engageants  en terme de chiffres, sauf à travers de grandes intentions. De toute façon il s'en moque de façon insensible (voir profil de personnalité dans l'article sur la défense à l'ère Trump), considérant, comme de nombreuses personnes dont certains scientifiques, d'une part que l'homme n'y est pas pour grand chose dans le réchauffement et d'autre part que les effets induits sur la santé, qui inquiètent justement plus les Chinois que le réchauffement lui-même, est son moindre soucis comme il l'a démontré également avec son opposition sur l'Obama Care.

De son point de vue il n'a pas tout à fait tord et veut sortir pour renégocier. Au diable les quatre ans d'attente imité d'ailleurs actuellement par la Grande-Bretagne sur les zones de pêche ! Il ne comprend pas pourquoi les Etats-Unis, certes largement pollueurs par habitant, doivent être bloqués alors que la Chine, loin derrière, toujours par habitant, ne serait pas contrainte.

Comme pour l'OTAN, D. TRUMP veut sa « money back » sur la contribution annuelle et ne veut pas être moins considéré que la Chine qui, comme l'Inde, confirme ses engagements, se montre quant à elle meilleure élève et installe ses réformes avec rigueur, voire de façon plus stricte que la réglementation réglementation européenne, certes toujours de façon militaire et planifiée.

Comme pour ses premières réformes, la résistance s'installe aux Etats-Unis avec notamment l'engagement de l'ancien maire de New-York de compenser le financement étasunien. Mais elle s'installe aussi dans le monde où les villes les plus pollueuses se mobilisent également comme Paris et sa maire très volontaire qui n'avait pas attendu cette réaction.

Ces constats représentent à la fois des risques et des opportunités pour l'Europe :

Risque de hausse des émissions car les pays du centre Europe, qui ont difficilement accepté les objectifs communs proposés par Bruxelles et qui, comme une grande majorité d'Européens, ont une vision tutélaire étasunienne, pourront avoir des velléités de retour en arrière, avec du coup et paradoxalement, un décalage avec la politique chinoise d'adaptation aux règles européennes, notamment pour les équipements de transport (achat de trains chinois). Risque peut-être de voir un leadership chinois avec ses pouvoirs de financement, qui montre déjà quelques faiblesses, sur ce que ne peut réaliser l'Europe ni la Russie qui n'a d'ailleurs pas non plus condamné la décision TRUMP. Risque aussi en Allemagne qui semble s'opposer à la décision de D. TRUMP pour ne pas trop froisser la France ni les pays nordiques tout en creusant de nouvelles mines de charbon.

Opportunité de solidarité pour le développement de certaines dynamiques et innovations comme par exemple les panneaux solaires dont la technique de découpage a été asséchée par... la Chine vers laquelle il faut désormais savoir composer, comme sans doute avec l'Inde. Opportunité de financer la recherche pour rendre les centrales à charbon plus propres, comme l'ont a priori déjà fait les Chinois chez eux, plutôt qu'en rejeter l'existence, car cette énergie sera toujours largement exploitée à long terme selon les experts, avec des émissions qui ne s'arrêtent pas aux frontières. Opportunité de continuer nos efforts et travaux sur la segmentation énergétique européenne à la fois optimisée et sécurisée.

FC

 

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