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Publié par I.R.C.E. - Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe - Une nouvelle vision européenne

Comme le souligne la Ministre française aux affaires européennes après avoir demandé deux avions CANADAIR, nous pouvons nous réjouir de la solidarité européenne face aux incendies, tout en demandant que les procédures soient améliorées et que la lutte contre le feu soit pensé autrement constatant qu'il a fallu plusieurs heures pour réagir selon la presse.

Cette réaction peut susciter plusieurs rappels, commentaires et propositions

Cette attitude, cette capacité de réaction d'urgence, comme une certaine expertise en la matière, sont des caractéristiques françaises valorisables au sein de l'Union tout en prenant en considération les fonctionnements différents et plus consensuels amont des autres pays avant toute action. Nous pouvons rappeler dans la défense l'exemple du Mali où une solidarité forte, certes plutôt logistique, s'est installée contrairement à ce que l'on pense souvent. 

En réaction à certaines réalités, et notamment comme nous demandions en 2001, la création d'une force d'action rapide pour la gestion des crises côtières lors des catastrophes pétrolières, relayés en son temps par les journaux télévisés, a été mis en place en 2002 un centre de coordination et de réaction d'urgence au niveau des institutions européennes. Une certaine efficacité n'est plus à démontrer. (Voir l'article ci-après de 2003 de la Libre Belgique rappelant les épisodes précédents).

Le dérèglement climatique, qui va aggraver les incendies par les sécheresses et la violence des vents, va se jouer des coupe-feux même si les mesures de débroussaillage sont peu à peu mises en place en plus d'une sensibilisation accrue des populations. On rappellera que 90 % des feux sont jugées d'origine humaine, mais non forcément intentionnelles.

Aussi, une nouvelle étape pourrait être franchie avec la mise en place d'une force d'action rapide européenne avec toujours une contribution volontaire des Etats membres mais pourquoi pas avec des moyens propres, des achats désormais plutôt privés-publics ou des locations en communs afin de disposer des appareils rapidement sans attendre l'enveloppe budgétaire nécessaire.

Ceci nécessitera sans doute une encore plus grande solidarité et notamment financière des pays du nord, moins ravagés, pour la sauvegarde du patrimoine européen.

 

SOLIDARITE EUROPEENNE FACE AUX CATASTROPHES DONT FEUX DE FORET

Nous rappelons ci-après un article de la Libre Belgique de 2003 ainsi qu'en lien

le centre de coordination et de réaction d'urgence

" Au moins six pays européens ont offert leur soutien à la France, par l’intermédiaire d’un système centralisé par la Commission européenne, pour l’aider à lutter contre les feux de forêts qui ravagent le sud-est du pays.

Paris a adressé le 28 juillet une demande «tous azimuts » à la Commission européenne pour recenser les moyens en particulier aériens pouvant être mis à sa disposition, a indiqué jeudi à l’AFP Pia Bucella, chef de l’unité protection civile de la Commission européenne.

Cette demande a été traitée par un «centre de réponses » qui dépend de la Direction générale de l’Environnement à la Commission européenne. Il centralise les demandes d’aide d’un Etat avant de les transmettre aux autorités de protection civile d’une trentaine de pays européens.

Parmi les membres de l’UE, l’Italie, l’Espagne, la Grèce et la Belgique ont été les premières à répondre favorablement.

La dernière offre en date est celle de l’Allemagne qui va fournir trois hélicoptères Puma à la France, qui devaient atterrir jeudi soir à l’aéroport de Marignane (près de Marseille).

La Norvège propose ses services

La Norvège, qui ne fait pas partie de l’UE, a proposé pour sa part mercredi de mettre à la disposition des autorités françaises un hélicoptère.

Le système centralisé par la Commission européenne n’empêche pas la fourniture d’une aide à la France par d’autres canaux. Le Canada et la Russie ont ainsi proposé des moyens aériens.

Le «centre de réponses » de la Commission, qui fonctionne depuis le 1er janvier 2002, a été créé par les Quinze en octobre 2001 dans le cadre d’une politique de «mutualisation des moyens » face à des catastrophes écologiques comme les incendies ou la pollution maritime.

Il a déjà été appelé à servir d’intermédiaire après le naufrage du pétrolier Prestige, en novembre 2002, au large de la Galice (nord-ouest de l’Espagne), selon Mme Bucella.

Basé à Bruxelles, il opère 24 heures sur 24 avec un personnel d’une vingtaine de personnes, dont actuellement cinq experts détâchés par des pays membres.

Le centre européen dispose d’un réseau de contacts, principalement auprès des ministères de l’Intérieur dont dépendent généralement les services de la protection civile, dans chacun des pays membres de l’Union, mais aussi auprès des dix pays appelés à rejoindre l’UE en 2004, ainsi que la Roumanie et la Bulgarie.

La Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, qui font partie de l’Espace économique européen, sont également associés.

Parmi les contributeurs d’aide à la France, l’Italie a fourni dès le début de la semaine notamment des moyens en hommes (renforts de pompiers), tandis que l’Espagne et la Grèce ont mis à disposition chacun deux bombardiers d’eau, selon le centre.

La France, qui avait besoin surtout d’un appui aérien, a décliné en revanche l’aide offerte par la Belgique, essentiellement du petit matériel de génie militaire et des citernes d’eau.

Les incendies dans le sud-est de la France et en Corse ont fait cinq morts depuis lundi et détruit plus de 30.000 hectares de forêt depuis le début de l’été dans ces régions très touristiques."

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