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Publié par I.R.C.E. - Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe - Le Think et Do Tank des dynamiques européennes

Le Danemark vient d'autoriser le passage du gazoduc NordStream II dans ses eaux. Au delà d'une simple autorisation de processus et d'une brique dans l'interdépendance énergétique européenne notamment vis-à-vis de la Russie, qui en fait partie géographiquement, c'est l'identité européenne autonome au sein de l'OTAN qui s'affirme entraînant avec elle sans doute certaines décisions ou reports de décisions de certains pays vis-à-vis de cette organisation, notamment de la Suède qui a inclus le tuyau dans son plan stratégique.

Cela pose certaines questions d'aspects géostratégique de l'énergie d'une Europe d'une part défendue militairement par l'OTAN, qui figure d'ailleurs dans ses traités même signés par la France,  et d'autre part qui entretient des liens économique avec son voisin russe alors que la crise en Ukraine n'est pas solutionnée mais avec des avancées d'actions visant à reconnaître les accords signés et enfin de nouvelles discussions.

On comprend l'émotion étasunienne sur l'aspect militaire mais également économique qui ont toujours été liés que ce soit en Europe ou dans le reste du monde, avec les reconstructions, et d'autant plus quand on lit l'article 2 de l'OTAN stipulant que "Les parties contribueront au développement de relations internationales pacifiques et amicales en renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces institutions sont fondées et en développant les conditions propres à assurer la stabilité et le bien-être. Elles s’efforceront d’éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales et encourageront la collaboration économique entre chacune d’entre elles ou entre toutes"

Il ne s'agit pas forcément non plus de la mort de l'organisation mais d'une refonte possible et acceptée par toutes les parties et notamment les Etats-Unis qui d'une part annoncent leur désintérêt pour l'Europe et d'autre part n'y ont jamais autant investi, reste à séparer les investissements militaires ou économiques, sauf à considérer qu'ils sont liés.

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