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Publié par I.R.C.E. - Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe - Le Think et Do Tank des dynamiques européennes

English version below 

On ne peut que regarder avec intérêt la nouvelle proposition d’E. Macron, éternel interlocuteur politique, de finalement avoir envie de reparler à V. Poutine, comme le fait D. Trump, plutôt que le diaboliser, comme d’autres dirigeants avec lesquels nous sommes bien obligés de discuter avant d’en confier parfois le sort à leur peuple. Pouvoir rentrer dans leur jeu peut être plus valorisant qu’en être écarté et aller au-delà de la politique des annonces, des réactions et des discussions de cours de récré en cercle fermé qui ne mènent à rien car nos valorisées. Toute position commune ou consensuelle peut se retrouver retoquée et balayée de toute façon en tant que contre proposition si elle n’est pas travaillée sur un document unique, même si proposé par V. Poutine, qui doit aussi arrêter de faire le lapin plutôt que l’ours, et accepter d’en changer plus qu’une virgule sous peine de le considérer comme un ultimatum, qui par expérience, même acceptés, n’empêchèrent pas les deux premières guerres mondiales.

Par François CHARLES

Economiste, géopolitiste, expert stratégie, management,   auteur des fabliaux du management, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.).

Ce n’est pas parce les chefs d’état et de gouvernement le sont devenus qu’ils savent forcément gérer des crises et des négociations à travers les jeux psychologiques. On ne le répétera jamais assez, VP en bon observateur 5, mais également sensible et rêveur de base 4, ne jure pas que par la force du 8 mais s’y engouffre en stress avec énergie dans les faiblesses, et en joue en 7 comme en bon judoka. DT, tel le battant 3 et promoteur, veut que cela avance sans se faire coincer en allant parfois dans le modérateur 9 et retrouvant les Européens sur leur terrain monsieur Loyal 6, qui défendent leurs droits, affichent leurs craintes. ils rejoignent V. Zelensky qui ne peut plus jouer son épicurien 7, d’ailleurs auparavant avec V. Poutine, obligé de se mettre au travail avec l’efficacité du 1. Dans le triangle victime, sauveteur, persécuteur, le problème est qu’il existe un joueur de trop, sauf à l’intégrer chez les Européens obligés de jouer la même partition, ce qu’il font mais non totalement, et en oubliant les autres options. Idem pour le jeu du « sans toi », et d’ailleurs sans qui ?  Aucun processus n’empêche ces Européens de prendre conscience de leurs réalités, fonctionner avec discernement et sans sanctionner, comme les autres parties, ceux qui instruisent à charge et à décharge dans l’intérêt général remettant à jour les faits.

Les Européens pourraient éviter de donner trop d’importance à VP dans la cause de leur réarmement, rappeler l’histoire sans forcément généraliser, réfléchir à la nouvelle gouvernance de l’OTAN, avec désormais les Etats-Unis partenaires, pour avoir enfin une réelle diplomatie forte et non plus seulement l’arme des sanctions, dire à VP qu’il a déjà perdu son opération spéciale, comme menée autrefois à Prague ou Budapest, qui peut avoir des limites plutôt que la guerre qui peut être sans fin, surtout quand il se croit en situation de  force sans aucune raison de l’arrêter. Lui dire en intimité que nous savons qu’il peut tomber de vélo économiquement si cela s’arrête, avec un budget de défense à 40% alors que nous n’en sommes à peine à 4% et donc avec un potentiel à venir et que la voie économique pourra peut être à nouveau éviter un baroud d’honneur nucléaire, en évitant de « régler son compte à Joe » pour empêcher ses combats d’un autre temps. Les Européens devraient aussi se rappeler des origines du format Normandie avec le prédécesseur de VZ, déjà non reconnu par VP et bien malin celui qui prédira l’avenir d’une future élection. Pourquoi VP n’a-t-il donc pas déjà envahi la Moldavie, sauf à considérer qu’elle fait quasi partie de la Grande Roumanie, et pourquoi donc ne pas progresser en Géorgie où l’OTAN a su s’installer ? Les objectifs étaient ils atteints ? Quels sont vraiment les prochains ? Minsk suffirait-il sauf s’il s’agissait de gagner du temps ?

Ils peuvent dire à DT qu’il n’a pas non plus toutes les cartes en main car c’est bien du continent européen dont il s’agit et qu’il n’a plus désormais aucun intérêt à peser sur quel pays que ce soit, comme l’UE ne le fait pas aux Etats-Unis, UE par ailleurs plus forte, non pas uniquement sur le papier, et qu’elle sait fonctionner au sein de l’OTAN. Ils peuvent aussi rappeler aux Etats-Unis que les Européens ont davantage d’expérience de cession de territoires.

Mais se retournant vers VZ, sans en laisser le monopole à DT et sans en reprendre son discours, ils devraient aussi savoir lui dire, en dialogue critique parent-enfant, voire désormais en adulte, que son mérite est grand mais qu’il faut être désormais réaliste avec une possible meilleure solution de rechange au profit de l’intérêt de tous, de considérer avec courage que ce soutien se heurte à certaines réalités, qu’une négociation gagnante n’est pas forcément à 50/50, qu’il n’est finalement pas seul à décider, même avec le soutien quasi inconditionnel en argent et matériel sous prétexte de l’agression russe, considérant par ailleurs qu’elle a déjà provoqué une accélération du processus d’intégration dans de nombreux domaines, au-delà de la politique limitée de voisinage d’avant 2022.

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La psychologie au secours des Européens et des discussions de paix en Ukraine
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