Les questions à se poser sur le Processus d'Intégration de l'Ukraine et de la Moldavie
Nous y sommes.
"Mercredi 3 juin à Bruxelles, les États membres ont donné un feu vert préliminaire à l'ouverture officielle des premiers chapitres de négociations pour l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Cette avancée, permise par la levée du veto hongrois, relance le processus d'adhésion du pays, ainsi que celui de la Moldavie voisine." Retrouvez le contenu sur le site de "toute l'Europe"
La position de la Hongrie a évolué mais pas de façon inconditionnelle quand on voit que des discussions ont eu lieu sur la minorité hongroise, problème bien existant, et il n'est pas mentionné l'affaire du gazoduc détérioré qui pourtant est crucial pour le pouvoir d’achat des Hongroi. Il ne serait pas normal que cela se soit fait en contrepartie des ruptures de relations ouvertes avec la Russie car ces actions de réparations étaient normales. Il en est également de certaines attitudes plus ou moins condamnées du fait d'une position de victimisation parfois trop opportune. A noter que la France et l'Allemagne, moteur reconnu de la dynamique européenne, semblent d'accord pour une intégration progressive.
Considérant à charge et à décharge :
la résistance héroïque ukrainienne et les actions endurées qui ont montré la valeur de cette nation mais surtout les limites d'intervention potentielle de l'armée russe au delà d'alerter sur une possible invasion généralisée, sauf peut être dans les pays baltes, rappelant aussi que l'intégration de traite pas d'affaires de défense ; considérant les événements de Maidan qui se rebellaient surtout contre la rupture de possibles relations économiques resserrées entre l'Ukraine et l'UE ; l'apparente peut être trop grande bienveillance dont ont fait preuve les institutions envers l'Ukraine et son Président sous prétexte de son agression et qui peut porter préjudice à d'autres candidatures ; le fait que rentrer dans l'UE doit répondre à certaines valeurs dont de liberté ne doit pas passer outre le poids impressionnant du pays à la fois géographique et économique qui a été déjà aperçu pour l'agriculture ; l'historique de l'entrée des anciens pays du bloc soviétique désormais dans l'UE ; l'historique des décisions depuis le début de la guerre ouverte entre l'Ukraine et la Russie ; l'attitude étonnante, voire désormais arrogante du président ukrainien devant la proposition raisonnable du Chancelier allemand comme si tout lui était désormais dû oubliant les soutiens européens pour la guerre, oubliant toute possible responsabilité partagée des origines de la guerre qui ébranle désormais l'Europe qui peut aussi privilégier et régler les conflits existentiels devant certaines instances sans forcément envoyer la troupe, etc..
Au delà d'une notion de nombre qui n'est pas un sujet pour les experts en management et en organisation, un certain nombre de questions apparaissent parmi lesquelles : Est-ce raisonnable d'apporter un soutien inconditionnel à l'Ukraine ? Quelle attitude avoir avec l'Ukraine entre entrée incontournable et dureté bienveillante ? Que peut-on se permettre de dire ou non désormais à l'Ukraine et avec quelles conséquences ? Faut-il dire oui sur le simple fait de vouloir conserver, si déjà existant, un espace de paix et de liberté même si revendicable et voir ensuite le reste des dossiers ? Quel pourcentage de valorisation sera appliqué entre paquets sur les valeurs et sur l'économie ? Faut il faire entrer un pays en guerre, avec quelles frontières et sinon avec quelle solution, pourquoi pas chypriote existante et encore à solutionner ? Quel aurait été le scénario si 2022 n'avait pas eu lieu où tout le monde se moquait bien des morts quotidiens ? Que faire de la proposition franco-allemande ? Quelle position relative avoir pour la Moldavie potentiellement à nouveau intégrable à la Roumanie ? Quelle devra être la position envers la Serbie, apparemment davantage prête sans attendre tous les Balkans, et apparemment soutenue par la Hongrie revenue en bienveillance mais apparemment pas forcément soumise ?
Nous travaillons notamment sur l’histoire des Etats-membres et il convient de trouve une solution mesurable, réaliste, réalisable, déterminée dans le temps, l'Europe étant un projet plus sérieux qu'une simple affaire de cœur inconditionnelle, surtout si elle veut exister dans sa diplomatie au niveau mondial.
ci-après un courrier sur l'Ukraine et une réponse sibylline de la haute représentante en lien avec d'autres hauts responsables des institutions
Revue de presse] Mercredi 3 juin à Bruxelles, les États membres ont donné un feu vert préliminaire à l'ouverture officielle des premiers chapitres de négociations pour l'adhésion de l'Ukrain...
