La future relation entre le Royaume-Uni et l’UE
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En ce jour d’anniversaire du Brexit, et cette période d’analyse de possibles intégrations de nouveaux Etats-membres dans l’Union européenne, comme de montées nationalistes réclamant le maintien d’une certaine autonomie, certains se reposent la question d’un possible retour du Royaume-Uni au sein de l’UE. Mais pourquoi, quand, pour quoi faire, pour qui et surtout comment, voire combien ? Analysons certaines réalités à charge et à décharge et de façon réaliste, réalisable et déterminée dans le temps comme dans une thérapie de couple, au-delà de simples engouements et de prises de décisions non responsables.
Par François CHARLES
Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales et OTAN à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), auteur de « politiques européennes »
Les Britanniques ont voté le retrait de l’UE en responsabilité, et comme on le dit souvent, il convient de leur laisser le choix de cette décision, sans influence. Après des discussions assez dures sur leur détachement, doit-on désormais accorder des circonstances atténuantes pour un retour, même si souhaité, sous prétexte qu’ils ont été peut-être abusés, voire mal informés, comme il semble être le cas avec d’autres candidats sous des raisons différentes ? Certes le constat est amer pour les Britanniques s’agissant par exemple de l’immigration, de la pêche, voire même de l’économie en passant par les contrôles sanitaires aux frontières et la libre circulation. L’opportunité a été par contre intéressante pour la nouvelle organisation des places financières sur le continent.
Il s’agira de toute façon de bien régler les problèmes et analyser les apports avant de revenir comme dans toute nouvelle intégration au-delà de notions de communauté et de valeurs. Avons-nous analysé et fait le deuil des problèmes relationnels de leadership et de fonctionnement. Certains membres avaient salué leur départ, à cause de certains dossiers quand d’autres l’avaient regretté et il n’est donc d’ailleurs pas certain que les ratifications suivent. N’oublions pas non plus les actions de prosélytisme vers les pays non euro pour en pas y passer, insistant plus sur les risques que les avantages pour cette nécessité fondamentale et d’ailleurs obligatoire sauf anciennement pour les Britanniques. N’oublions pas leurs différends et blocages sur la défense et autre sujets même s’ils se veulent désormais meneurs au sein de l’OTAN, sans même intégrer les Etats-Unis. Mais ne négligeons pas non plus qu’un refus pourrait fragiliser ce Royaume-Uni avec des Gallois plutôt désormais pour le Retour.
Heureusement des solutions et compromis existent, qui peuvent aussi donner exemple pour certains dossiers d’intégration en cours en centre Europe, avec des pays également à frontière sensible et dans les Balkans, voire rouvrir le dossier chypriote qui est loin d’être réglé. Pourquoi pas Une intégration comme partenaire, comme pour la Norvège, fonctionnant quasiment comme dans l’UE. L’Ukraine, qui participe déjà à presque tout, ne devrait pas négliger non plus cette solution et l’offre franco allemande d’intégration progressive au risque de tout perdre. Bien que la Commission européenne avance le travail réalisé, beaucoup reste à faire, comme auparavant pour les pays centraux.
Un rapprochement comme partenaire, déjà raccommodé pour la recherche depuis la nouvelle cotisation et désormais avec Erasmus, éviterait aussi certaines concessions comme l’engagement qui semble problématique sur la monnaie, et pourrait faciliter l’entrée dans l’espace Shengen. Le coût total ou partiel n’est pas à négliger pour les uns et les autres et un calcul pourrait être confié à un jumeau numérique quantique et IA.
S’agissant de la défense, le Royaume-Uni, nation amie et traditionnellement combattante, ferait également partie des partenaires de premier cercle du futur cœur européen de l’OTAN dont l’officialisation comme outil de défense de l’UE, sans forcément d’armée européenne constituée, lui donnera enfin une plus grande identité diplomatique et financière, voire même économique en dehors des possibles et traditionnelles sanctions. Les liens bilatéraux et multilatéraux européens existants même au sein de l’actuelle OTAN n’en seront que renforcés.
Onthis anniversary of Brexit—amidst ongoing analysis regarding the potential accession of new EU member states and the rise of nationalist movements demanding the preservation of a degree of autonomy—the question of a possible UK return to the EU is being raised once again. But why, when, for what purpose, for whom, and above all how—or even at what cost? Let us examine the realities—both pro and con—in a realistic, actionable, and time-bound manner, much like couples therapy, looking beyond mere infatuation or irresponsible decision-making.
By François CHARLES, Economist and geopolitologist, strategy and management expert, former Head of International Industrial Affairs and NATO Relations at the DGA, President of the Institute for Research and Communication on Europe (I.R.C.E.),
The British voted to leave the EU as a responsible act, and it is right to respect their choice, made without outside influence. After rather acrimonious negotiations regarding their departure, should we now grant them mitigating circumstances for a return—even if desired—on the grounds that they may have been misled or ill-informed, as appears to be the case with other candidates for different reasons? Admittedly, the outcome has been bitter for the British regarding issues such as immigration, fisheries, and the economy, not to mention border health checks and freedom of movement. On the other hand, the situation has presented an interesting opportunity for the reorganization of financial centers on the continent.
In any case, the priority will be to properly resolve issues and assess what each side brings to the table before any return—as with any new integration process—moving beyond mere notions of community and shared values. Have we truly analyzed and moved past the relationship, leadership, and operational issues of the past? Some members welcomed their departure due to specific disputes, while others regretted it; consequently, it is by no means certain that the necessary ratifications will follow. We must also not overlook the efforts to dissuade non-eurozone countries from joining—emphasizing risks over benefits regarding a step that is fundamentally necessary and, indeed, mandatory (with the historical exception of the British). Nor should we forget their past disagreements and deadlocks over defence and other issues, even as they now seek to take the lead within NATO—independent of the United States. Yet, we must also bear in mind that a refusal could destabilize the United Kingdom, particularly given that the Welsh now appear to favor rejoining.
Fortunately, solutions and compromises do exist that could serve as models for ongoing integration efforts in Central Europe and the Balkans, involving countries with similarly sensitive borders, or even for revisiting the Cyprus issue, which is far from resolved. Why not consider a partnership-based integration model like Norway’s that functions much like EU membership? Ukraine, which already participates in almost every aspect of the Union, should not overlook this solution or the Franco-German offer of gradual integration; doing so would risk losing everything. Although the European Commission highlights the progress made, much work remains, just as was the case for the Central European nations.
A partnership-based rapprochement—already restored for research purposes following the new contribution and now extending to Erasmus—would also avoid certain concessions, such as the seemingly problematic commitment regarding currency, and could facilitate entry into the Schengen Area. The total or partial cost is a significant factor for all parties involved, and the necessary calculations could be entrusted to a quantum-AI digital twin.
Regarding defence, the United Kingdom, a friendly nation with a strong martial tradition, would also rank among the core partners of NATO’s future European pillar. Formalizing this pillar as an EU defense instrument without necessarily requiring a standing European army would finally grant it a stronger diplomatic and financial identity, and potentially even an economic one, distinct from the usual sanctions. Existing bilateral and multilateral European ties, even within the current NATO framework, would be further strengthened as a result.
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